ASCENSION DU MONT BLANC

Par la voie italienne et le refuge de Gonella

Point culminant de la chaîne des Alpes, le Mont Blanc est aussi le plus haut sommet d’Europe occidentale. Nombreuses fois observé, je ne l’avais jamais grimpé. En juillet 2020, mon ami Cédric Gras, écrivain voyageur et alpiniste, m’a proposé de l’accompagner pour quelques courses en montagne.

En guise d’acclimation, nous avons d’abord fait l’ascension des Dômes de Miage. Puis c’est par la voie italienne que nous avons décidé de faire l’ascension du Mont Blanc. Moins fréquentée, plus sauvage et plus longue que la voie classique, elle a tenu ses promesses.

Les Dômes de Miage

En route pour le refuge des Conscrits avec Cédric Gras et Christophe Raylat pour une acclimation sur les Dômes de Miage, en vue d’une ascension du Mont Blanc à la fin de la semaine.

Sur le sentier qui mène au refuge, nous croisons des bouquetins mais aussi des chamois et des marmottes. C’est la vie fourmillante des montagnes.

Réveil au milieu de la nuit pour partir à l’assaut des Dômes de Miage. Nous nous encordons sur le glacier.

Avec le lever du soleil, la température remonte et nous pouvons éteindre nos lampes frontales.

Cédric et moi après être redescendus du sommet qui culmine à 3 673 mètres d’altitude.

Les dômes de Miage. Ils sont considérés comme l’une des plus belles courses d’arêtes du massif du Mont Blanc. On y accède via le glacier de Tré-la-Tête.

Ascension du Mont Blanc par la voie italienne et le refuge de Gonella

Le versant italien commence par la remontée du glacier du Miage. Le bas du glacier est un glacier noir : couverts de débris.

Nous progressons vers le haut du glacier. Sur notre droite de nombreux seracs coiffent la montagne.

À mesure que nous grimpons, la neige et la glace refont leur apparition.

Certaines crevasses ouvertes nous rappellent qu’il faut être vigilant en permanence quand on évolue sur un glacier.

Direction le refuge de Gonella à 3 071 mètres d’altitude. Nous l’atteindrons en 4h30.

Nous progressons encordés et cramponnés sur des arêtes en direction du col des Aiguilles Grises. Il est 3h23.

Les points lumineux dans la montagnes sont les frontales des autres cordées que nous suivons.

Lever de soleil sur le massif.

Le refuge Vallot à 4 362 mètres d’altitude, situé sur la voie normale du Mont Blanc. Aux côtés d’autres grimpeurs, nous y restons une petite heure pour nous reposer, manger et boire.

Devant nous, l’ascension finale. Le sommet du Mont Blanc en ligne de mire. Pas à pas nous montons lentement, le manque d’oxygène se faire ressentir à cette altitude.

Derrière nous le dôme du Goûter et la trace qui mène au refuge du même nom. Nous l’emprunterons sur la descente. Ce paysage glacé, au-dessus des nuages me rappelle un peu celui de l’Antarctique. Là où l’Homme n’a pas sa place.

Pour ma première ascension, j’ai la chance d’avoir une météo exceptionnelle avec une vue imprenable sur tout le massif.

Au sommet du Mont Blanc, à 4 810 mètres d’altitude ! Après une ascension d’environ 7 heures depuis le refuge de Gonella. Cédric en est à sa cinquième ascension, c’est la première pour moi.

Nous redescendons doucement, piolet dans la main.

La fameuse arête des bosses. Au fond, la vallée de Chamonix.

Devant nous, le refuge du Goûter dans lequel nous nous reposerons une heure avant de redescendre dans la vallée. Nous arriverons à 16 heures à la gare du Nid d’Aigle pour prendre le train pour Saint-Gervais.

L’ascension du Mont Blanc n’est pas technique en soit. En revanche, elle demande une bonne connaissance de la montagne ainsi que des techniques d’encordement et de marche sur glacier. L’acclimation est primordiale pour réussir le sommet. De nombreux guides encadrent des groupes tous les étés sur la montagne.

Un grand merci à mes partenaires Petzl (crampons, corde, casque, piolet…), Lowa (chaussures d’alpinisme), Osprey (sac à dos d’alpinisme), TSL Outdoor (bâtons de marche) et Canada Goose (veste en duvet) pour leur soutien.

Et merci Cédric de m’avoir emmené au sommet !

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