LA NORMANDIE À VÉLO

La Seine à vélo, la Vélomaritime et la Véloscénie

Depuis 10 ans je parcours le monde. De l’Antarctique au Pakistan en passant par le Soudan, j’ai eu la chance de poser mes skis, mes roues ou mes pieds sur les 7 continents. Habitué des expéditions lointaines cela fait longtemps que je rêve de découvrir ma Normandie natale à vélo.

Alors cette fois, je m’embarque sur les 3 grands itinéraires cyclables normands : La Seine à Vélo, la Vélomaritime et la Véloscénie.

L’aventure commence un matin de Printemps, à la gare de Vernon-Giverny, dans l’Eure. Je pars pour une aventure qui me mènera au cœur des 5 départements normands. Des boucles de la Seine à la Côte Fleurie, des Plages du Débarquement aux Marais du Cotentin et du Bessin, et du Mont-Saint-Michel aux collines du Perche.

Accompagné par une équipe de tournage de Normandie Tourisme, je réponds aux quelques questions des journalistes avant de m’élancer sur les routes normandes.

Environ 1 000 km à parcourir.

L’itinéraire me mène le long des méandres de la Seine.

Aux Andelys, le Château Gaillard surplombe le fleuve sur un point stratégique. Érigé en 1198 par Richard Cœur de Lion, cette forteresse avait pour vocation de protéger le duché de Normandie et Rouen, sa capitale.

Il y a peu de ponts entre Rouen et Le Havre, hormis ceux de Brotonne, de Tancarville et de Normandie. Heureusement il y a des bacs, ces bateaux à fond plat que l’on peut emprunter aussi bien en voiture qu’à vélo.

Passé Rouen, j’embarque à la Bouille pour rejoindre l’autre rive de la Seine.

J’arrive sur la « Route des Fruits », située au cœur du parc naturel régional des boucles de la Seine normande. On y trouve un microclimat favorable à la culture des pommes, des poires, des prunes, des cerises… et à ma grande surprise aussi des fraises !

L’Abbaye de Jumièges avec ses deux tours dressées vers le ciel est magistrale. Ce n’est pas pour rien qu’on la surnomme la « plus belle ruine de France ».

Les magnifiques chaumières des villages de Vieux-Port et d’Aizier, typiques de la Normandie.

Le Marais Vernier. C’est un ancien méandre de la Seine qui constitue une vaste zone humide de 4 500 hectares et est situé sur un important couloir de migration des oiseaux.

La Seine s’élargit découvrant ainsi son estuaire. Longue de 775 kilomètres, c’est sous le Pont de Normandie entre Honfleur et Le Havre qu’elle se jette dans la Manche. L’arrivée sur la côte marque la fin de la Seine à vélo et le début de la Vélomaritime. Cet itinéraire cyclable est la partie française de l’Eurovélo 4 qui relie Kiev en Ukraine à Roscoff en Bretagne.

Je fais mes premiers tours de roue dans le département du Calvados en passant par l’immanquable ville d’Honfleur, connue pour ses ruelles pittoresques et son vieux bassin bordé de restaurants.

J’aime voyager à vélo. J’aime la douce lenteur du déplacement. À 25 km/h, on a le temps de véritablement s’imprégner d’un paysage, d’un relief, du souffle de la mer ou de la forêt… La lenteur propice à la contemplation, permet de regarder mieux.

Sur la plage d’Omaha Beach, j’ai l’occasion de troquer mon vélo pour un fatbike électrique. Ses pneus larges permettent de rouler dans le sable sans effort et c’est un moyen original et ludique de découvrir ce lieu chargé d’histoire.

Port de Carentan-les-Marais.

J’arrive au Mont-Saint-Michel. Majestueux, il trône sur un rocher granitique. Le nouveau pont-passerelle me permet d’accéder au pied de l’abbaye bénédictine. C’est ici que je quitte la Vélomaritime après l’avoir emprunté depuis Honfleur. Je mets désormais le cap à l’est, sur le troisième et dernier itinéraire cyclotouristique de cette aventure : la Véloscénie. © Jérôme Houyvet

La Véloscénie traverse le massif Armoricain. Bagnoles-de-l’Orne dispose d’une situation exceptionnelle pour le trail, la randonnée et le VTT.

En route, je fais la rencontre du chef étoilé Franck Quinton qui me surprend avec une émulsion de Camembert. Une recette aussi gourmande que normande !

Je fais un crochet par le château de Carrouges.

Ses douves, ses briques et ses toits pointus me plonge dans l’univers des grandes demeures seigneuriales.

Je poursuis ma route jusqu’à Alençon avant de mettre le cap sur l’une de mes ultimes étapes : Mortagne au Perche…

… où je me laisse glisser dans les ruelles de cette petite cité de caractère.

J’aurai fait 1 000 kilomètres sur les routes normandes, en suivant le balisage et le tracé des itinéraires cyclotouristiques. Un petit GPS couplé à l’application de navigation Komoot, me permet de garder une trace de mon parcours.

Une voie verte m’amène à Condé-sur-Huisne d’où j’attrape un train pour revenir à la case départ, à Paris.

Chacun à son rythme, ces itinéraires cyclables sont accessibles à tous. Pas besoin d’aller a l’autre bout du monde pour vivre une aventure intense. Vive la micro-aventure, vive la Normandie !

Retrouvez toutes les informations de ces échappées normandes sur le site de Normandie Tourisme.

Crédits photos : © Marie-Anaïs Thierry / CRT et © Thomas Le Floc’H / CRT

 

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