The Transcontinental Race

16 jours // 15 heures // 48 minutes

“In the early days of bicycle racing there was a time when plucky riders took on long hard races alone with no team cars and soigneurs to look after them. They were hardy and desperate men who ate what they could find, slept when they could and rode all day. They weren’t professional athletes or men of means, they were mavericks, vagabonds and adventurers who picked up a bicycle and went to seek their fortune.”

 

Le 25 juillet 2015 à minuit, j’ai pris le départ de la troisième édition de la Transcontinental Race, aux côtés de 172 autres cyclistes venus des quatre coins du globe. Les règles de la course sont simples : relier à vélo la Flandre à Istanbul en passant par 4 checkpoints en Europe, sans assistance et sans support. Le premier d’entre nous arrivera en un peu moins de 10 jours, soit une moyenne de 425 kilomètres quotidiens.

La Transcontinental Race est une course dont la difficulté se manifeste par le nombre d’abandons : la moitié d’entre nous n’est pas arrivée à Istanbul. Si j’ai franchi la ligne d’arrivée au terme de 16 jours d’effort, je n’ai pour autant pas de classement officiel puisque que je ne suis pas allé au checkpoint n°4 au Monténégro. Une décision difficile à prendre, mais que je ne regrette pas. À la suite de ma blessure en France dans les premiers jours, mon seul objectif fut alors d’aller le plus loin possible dans la course. Chaque jour était une véritable lutte où il me fallait faire face à la fatigue, les intempéries, l’ennui, la solitude, la souffrance… Une expérience d’auto-suffisance, sportive et mentale unique qui m’a ouvert la porte vers des ressources et un potentiel que je ne soupçonnais pas.

Retrouvez toutes les photos de Matthias Wjst, photographe officiel de la Transcontinental Race 2015 sur wjst.de.

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